Take water samples for analysis. Selective focus. nature.

La surveillance de la qualité de l’eau en France repose aujourd’hui sur un paradoxe : nous ne trouvons que ce que nous cherchons. Alors que les autorités sanitaires (ARS) effectuent un travail indispensable de contrôle réglementaire, l’immense diversité chimique de notre environnement dépasse désormais les cadres de surveillance traditionnels. Face à l’émergence constante de nouveaux micropolluants, de métabolites inconnus et de résidus médicamenteux, le changement de paradigme est inévitable. Ce changement porte un nom : l’analyse non ciblée.

Comprendre la différence : Recherche Ciblée vs Recherche Non Ciblée

La Recherche Ciblée (L’approche normative)

C’est la méthode actuellement utilisée par les laboratoires agréés pour le compte des ARS. Elle fonctionne sur le principe de la « liste positive ».

  • Le principe : Le laboratoire calibre ses instruments pour détecter une liste prédéfinie de molécules (ex: Atrazine, Glyphosate, Nitrates).
  • La limite : C’est l’effet « lampadaire ». On ne cherche que sous la lumière du projecteur réglementaire. Si une molécule toxique est présente dans l’eau mais ne figure pas sur la liste paramétrée dans la machine, elle est littéralement invisible pour l’analyste. Elle sera déclarée « absente » alors qu’elle n’a simplement pas été cherchée.
  • Le constat : Cette méthode est idéale pour la conformité légale, mais insuffisante pour une évaluation sanitaire exhaustive dans un monde où des milliers de nouvelles substances chimiques sont synthétisées chaque année.

La Recherche Non Ciblée (L’approche exploratoire)

C’est une approche « Full Scan » ou « Screening large spectre ». Elle ne pose pas la question « Y a-t-il du glyphosate ? » mais plutôt « Qu’y a-t-il dans cet échantillon ? ».

  • Le principe : L’analyse vise à acquérir l’empreinte chimique globale de l’échantillon. Elle enregistre tous les signaux moléculaires présents, sans préjuger de leur identité.
  • L’avantage : Elle permet de mettre en évidence des « inconnus » : des métabolites de pesticides non réglementés, des résidus de médicaments, des plastifiants ou des produits de transformation industrielle qui échappent à la vigilance classique.

Les limites de la surveillance actuelle par les ARS

Les Agences Régionales de Santé (ARS) effectuent un travail colossal de surveillance. Cependant, leurs protocoles sont contraints par la réglementation européenne et nationale qui définit des listes de substances à surveiller.

Cette inertie réglementaire crée un décalage temporel dangereux. Il faut souvent des années, voire des décennies, pour qu’une molécule émergente soit identifiée par la recherche académique, évaluée par les agences de sécurité, puis ajoutée aux listes de contrôle sanitaire.

L’exemple récent du métabolite R471811 (chlorothalonil) est flagrant : présent dans l’eau depuis des années, il n’a été « vu » que lorsque les laboratoires ont décidé de le cibler spécifiquement. Combien d’autres « R471811 » consommons-nous aujourd’hui sans le savoir, simplement parce qu’ils ne sont pas sur la liste de l’ARS ?

La solution LODIAG : La puissance de la Haute Résolution

Face à ce défi, le laboratoire LODIAG se positionne à l’avant-garde de la sécurité sanitaire en déployant une technologie de rupture : la Chromatographie Liquide couplée à la Spectrométrie de Masse Haute Résolution (LC-HRMS).

Cette technologie n’est pas une simple amélioration des outils existants, c’est un saut quantique dans l’analyse de l’eau.

  1. Une acuité visuelle inégalée

Là où la spectrométrie classique utilisée en routine donne une masse approximative, la Haute Résolution (souvent via des technologies type Orbitrap ou Q-TOF) mesure la masse des molécules avec une précision de l’ordre de 4 ou 5 décimales. Cette « empreinte digitale » ultra-précise permet à LODIAG de distinguer des milliers de composés dans une seule goutte d’eau, là où une analyse ciblée n’en verrait que quelques dizaines.

  1. L’identification des « Inconnus »

Grâce à des algorithmes puissants et des bases de données internationales, LODIAG peut identifier des substances inattendues. Cela permet de détecter :

  • Des métabolites de pesticides plus persistants que la molécule mère.
  • Des résidus pharmaceutiques (antibiotiques, hormones, anticancéreux) qui passent au travers des stations d’épuration.
  • Des polluants industriels émergents (PFAS à chaîne courte, etc.).

  1. L’analyse rétrospective : Le voyage dans le temps

C’est l’atout majeur de l’offre LODIAG et de la recherche non ciblée. Une fois l’empreinte numérique de l’échantillon enregistrée par LC-HRMS, elle est archivée. Si, dans 6 mois, une nouvelle alerte sanitaire survient sur un pesticide « X », il n’est pas nécessaire de refaire un prélèvement. Les analystes de LODIAG peuvent « réinterroger » les données numériques des mois précédents pour voir si ce pesticide était déjà présent. On passe d’une surveillance réactive à une surveillance proactive et mémorielle.

Conclusion : Vers une véritable transparence de l'eau

L’offre d’analyse non ciblée de LODIAG ne vient pas remplacer les analyses réglementaires de l’ARS, elle les transcende. Elle offre aux collectivités, aux industriels et aux particuliers une vision vérité sur la qualité de l’eau.

Dans un contexte où l’effet cocktail (la toxicité combinée de plusieurs molécules à faible dose) préoccupe de plus en plus la communauté scientifique, se contenter de chercher ce que la loi impose est désormais insuffisant. Choisir l’expertise de LODIAG et la spectrométrie de masse haute résolution, c’est choisir de lever le voile sur la réalité chimique de notre eau de consommation pour mieux la protéger.

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