On les appelle les « polluants éternels ». Invisibles, inodores mais omniprésents, les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) représentent aujourd’hui l’un des défis majeurs pour la sécurité sanitaire de l’eau. Alors que la réglementation se focalise sur une poignée de molécules, la réalité chimique est infiniment plus vaste. Pour garantir une eau saine, il ne suffit plus de chercher ce que la loi impose, il faut désormais être capable de voir l’invisible. C’est le défi que relève le laboratoire LODIAG avec une offre analytique sans précédent.
Les PFAS : Une famille chimique hors norme
Les PFAS ne sont pas une simple molécule, mais une famille tentaculaire regroupant plus de 4 000 substances chimiques différentes (certaines estimations montent même à plus de 10 000). Utilisés massivement depuis les années 1940 pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes et résistantes à la chaleur (Teflon, Gore-Tex, mousses anti-incendie), ils partagent une caractéristique redoutable : la liaison Carbone-Fluor.
Cette liaison est l’une des plus stables de la chimie organique, rendant ces composés quasi indestructibles dans l’environnement. Une fois dans l’eau, ils ne se dégradent pas. Ils s’accumulent. On les retrouve partout : des eaux de surface aux nappes profondes, jusqu’au robinet du consommateur.
Le fossé réglementaire : L’arbre qui cache la forêt
Face à cette diversité chimique, la réponse réglementaire actuelle apparaît dramatiquement insuffisante. La Directive Européenne sur l’eau potable, transposée en droit français, impose le suivi de seulement 20 PFAS (la « somme des 20 PFAS » ne doit pas dépasser 0,10 µg/L).
C’est ici que réside le risque sanitaire majeur. En se limitant à une recherche ciblée sur ces 20 composés, les analyses conventionnelles ignorent 99% de la famille des PFAS. Des milliers d’autres variantes, tout aussi persistantes et potentiellement toxiques (PFAS à chaîne courte, substituts type GenX, précurseurs), passent ainsi sous les radars des contrôles sanitaires officiels.
Il est pourtant crucial d’identifier ce « bruit de fond » chimique. Les effets néfastes des PFAS sur la santé sont documentés même à très faibles doses : perturbation endocrinienne, affaiblissement du système immunitaire, risques accrus de cancers et effets sur le développement fœtal.
La LC-HRMS : L’arme absolue pour la cartographie des eaux
Pour dépasser les limites de la réglementation, la technologie doit changer d’échelle. La chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse classique ne suffit plus. La solution réside dans la LC-HRMS (Chromatographie Liquide couplée à la Spectrométrie de Masse Haute Résolution).
Cette technologie de pointe permet de :
- Scanner l’intégralité de l’échantillon : Au lieu de chercher une liste fermée, la Haute Résolution capture l’empreinte précise de toutes les molécules ionisables présentes.
- Discriminer avec précision : Elle permet de distinguer des molécules aux masses extrêmement proches, évitant les faux positifs et identifiant les structures complexes des PFAS émergents.
- Analyser toutes les matrices : Que ce soit pour des eaux naturelles (rivières, nappes), des effluents industriels complexes ou de l’eau de consommation, la LC-HRMS offre la finesse nécessaire pour une évaluation réelle du risque.
L’offre LODIAG : La surveillance la plus complète du marché
Conscient que la sécurité sanitaire ne peut se satisfaire de demi-mesures, le laboratoire LODIAG a développé une méthode d’analyse révolutionnaire basée sur la recherche non ciblée.
Là où les laboratoires standards rendent des résultats sur 20 molécules, LODIAG est capable de screener plus de 3 000 PFAS différents en une seule analyse.
Cette prouesse technique positionne l’offre de LODIAG comme la plus complète actuellement disponible sur le marché. Elle permet aux collectivités, aux industriels et aux gestionnaires de l’eau de :
- Disposer d’une cartographie exhaustive de la pollution, bien au-delà du spectre réglementaire.
- Anticiper les futures interdictions en détectant dès aujourd’hui les polluants de demain.
- Identifier les sources de pollution diffuse grâce à l’identification précise des « empreintes » chimiques spécifiques à certains usages industriels.
Avec LODIAG, la surveillance de l’eau quitte l’ère de la conformité administrative pour entrer dans l’ère de la transparence sanitaire totale.


